COÛT RÉEL ET TRANSPARENCE TARIFAIRE :  
chirurgiens-dentistes et prothésistes dentaires,

mêmes objectifs

 

 

Le Ministère de la Santé a reçu les principaux représentants de la filière dentaire, chirurgiens-dentistes comme prothésistes dentaires.
Il attend de ces acteurs, des propositions qui permettront de répondre à l'objectif du Président de la République : zéro reste à charge pour le patient en 2022.


Si le règlement arbitral n'était pas la réponse appropriée au rééquilibrage nécessaire entre tarifs de soins conservateurs et tarifs de prothèses dentaires, la négociation avec l'ensemble de la filière dentaire reste indispensable.


C'est la méthode que semble choisir le Ministère en espérant que les syndicats dentaires prennent leur responsabilité.


Après 30 ans d'opacité sur la tarification des prothèses dentaires, il est temps aujourd'hui de faire preuve de transparence envers le patient.


En créant un panier de soins minimum où les tarifs des prothèses dentaires les plus courantes seraient affichés, en séparant les honoraires du praticien et le coût de la prothèse, professionnels et financeurs atteindraient l'objectif fixé du développement de l'accès aux soins et aux prothèses dentaires.


La filière dentaire doit, dès aujourd'hui, rentrer dans un cercle vertueux qui permettra à chacun de ses acteurs d'être justement rémunérés, à la hauteur de leurs compétences, en préservant la qualité et le savoir-faire des leurs prestations.

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

LES LABORATOIRES DE PROTHÈSE DENTAIRE
OTAGES DES NÉGOCIATIONS TARIFAIRES

 

 

Alors que les chirurgiens-dentistes s'insurgent contre le plafonnement des tarifs applicables au 1er janvier 2018, les laboratoires subissent déjà les pressions tarifaires.


La volonté du nouveau gouvernement de minimiser le reste à charge des patients impactera les fabricants des prothèses dentaires.


Le rééquilibrage nécessaire des tarifs entre soins conservateurs et prothèse dentaire, aboutira à une diminution de la qualité, par le développement des importations ou l'emploi de matériaux moins résistants.


Il est indispensable que l'encadrement de la politique tarifaire pour les prothèses dentaires intègre une transparence totale.


> TRANSPARENCE au niveau de l'origine de fabrication dont le patient doit être obligatoirement informé.
> TRANSPARENCE des prix en séparant les honoraires de pose du prix réel de la prothèse dentaire.


Ce rééquilibrage doit être établi en prenant en compte les intérêts de santé et de sécurité des patients, tout en permettant aux acteurs de la filière dentaire en France, d'exercer leur métier dans des conditions optimales, en conformité avec les réglementations nationales et européennes.

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

MINISTÈRE DE LA SANTÉ / FILIÈRE DENTAIRE
L'arbitre siffle la fin du match pas de gagnant !

 


PRATICIEN / PROTHÉSISTE / PATIENT : LES 3 PERDANTS


Les perdants jugent souvent que l'arbitrage n'a pas été à la hauteur de l'enjeu.
Visiblement les objectifs du “match“ n'étaient pas les mêmes selon les équipes.

 

D'un côté, au Ministère de la Santé, des objectifs de santé publique avec en ligne de mire le reste à charge du patient.

De l'autre, la filière dentaire, menée par les syndicats de chirurgiens-dentistes, avec des objectifs de défense de leurs acquis sans toujours prendre en compte les intérêts des autres acteurs.

 

Les individualismes ont fait loi : pour les uns, le dogmatisme électoraliste d'une Ministre, pour les autres, l'ego injustifié des chirurgiens-dentistes.
Au centre de toutes les attentions, les tarifs des prothèses dentaires “sur gonflés” ou “sous gonflés” selon du côté où on se place.

 

Les patients sont assis dans les tribunes et payent les deux équipes pour voir le match.
Les assureurs et les mutuelles sont assis dans la tribune d'honneur attendant le résultat pour établir le montant de la facture au public spectateur.
Les prothésistes dentaires, à la fois acteurs et spectateurs, servent d'alibi mais sont mis à l'écart...

 

 

LES 2 BUTS MARQUÉS PAR LES SYNDICATS DENTAIRES :
> La création de l'acte de pose d'une couronne Céramo-céramique
à 590 Euros pour mieux développer la CFAO au cabinet parce que l'arbitre a refusé de faire la différence entre une Céramo-céramique stratifiée et une dent usinée dans la masse.
> La création de la couronne provisoire à 60 Euros, rentable lorsqu'elle est faite en auto-moulage directement en bouche.

 

LES 2 BUTS MARQUÉS PAR LA MINISTRE :
> Des tarifs CMU ne couvrant même pas les prix de fabrication de la prothèse pour certains actes. (provisoire en résine).
> Un système de révision des tarifs si les objectifs de rééquilibrage ne sont pas atteints (retour à 509 Euros au lieu de 550 Euros).

 

LES 2 BUTS MARQUÉS PAR LA MINISTRE CONTRE SON CAMP :
> Une revalorisation des soins conservateurs
qui profitera uniquement aux chirurgiens-dentistes.
> Des tarifs de pose de prothèse dentaire incompréhensibles.

 

Comme pour chaque match raté, les perdants voudraient le rejouer. Ce ne sera pas possible et c'est déjà au prochain match qu'il faut penser : celui qui se jouera après les élections présidentielles et législatives. En attendant, l'équipe de la filière dentaire si elle ne veut pas perdre une nouvelle fois, devrait essayer de jouer en véritable cohésion et pas seulement en cohésion de façade.


LA COOPÉRATION EN TOUTE TRANSPARENCE EST LA SOLUTION D'AVENIR POUR LA FILIÈRE DENTAIRE.

 

Reste une erreur fondamentale dans les règles du jeu : on continue de discuter des tarifs de prothèses dentaires sans ceux qui en connaissent vraiment les coûts et les techniques puisqu'ils les fabriquent... les prothésistes dentaires.


L'UNPPD invite les organisations représentant les chirurgiens-dentistes, à échanger rapidement avec les prothésistes dentaires sur l'avenir de nos professions complémentaires, sans attendre qu'un futur gouvernement n'abroge l'arbitrage actuel, pour renvoyer à des négociations du même type ou bien que soient décidées des mesures encore moins favorables pour la filière dentaire.

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

 

LA COOPÉRATION... C'est maintenant !

 

 

Les prothésistes dentaires étaient présents ce 3 mars pour montrer, aux côtés des chirurgiens-dentistes, leur désaccord avec les mesures de plafonnement.


Le matin même, les représentants de l'UNPPD ont été auditionnés par M. Fragonard, “l'arbitre” chargé de proposer à la Ministre de la Santé, les mesures de plafonnement des tarifs de prothèse dentaires.


Nous avons réaffirmé nos craintes justifiées. Si un plafonnement est appliqué, les laboratoires seront impactés par les pressions tarifaires et le recours à la prothèse d'importation.


Le 8 mars prochain, M. Fragonard remettra son rapport à la Ministre de la Santé qui aura 3 semaines pour décider de l'application du plafonnement au 1er janvier 2018.


L'UNPPD, seule organisation professionnelle représentative continuera à défendre les intérêts de l'ensemble des laboratoires de prothèse dentaire fabriquant en France.

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

COOPÉRATION DE RAISON

 

NON, l'UNPPD n'a pas "retourné sa veste".
NON, l'UNPPD n'a pas rejoint ceux qui ont fait allégeance à un SEUL syndicat de chirurgiens-dentistes libéraux, à des fins commerciales, en espérant le boycott de leurs confrères.


L'UNPPD se joint au mouvement de l'ensemble de la filière dentaire pour manifester le 3 mars prochain afin de faire entendre la voix des prothésistes dentaires et leurs revendications.


L'UNPPD dit NON au plafonnement des tarifs des chirurgiens-dentistes pour les prothèses dentaires, parce que les laboratoires de prothèse dentaire français seraient le dommage collatérale d'une mesure destinée à améliorer l'accès de la population aux soins dentaires.


Si les patients ne peuvent aujourd'hui, assumer financièrement des soins dentaires et des prothèses, ce n'est certainement pas de la faute des prix pratiqués par les prothésistes dentaires fabriquant en France. Le plafonnement tel que présenté, risque d'entraîner la disparition des 3 800 laboratoires et des 17 650 personnes vivants de cette fabrication de proximité.


L'UNPPD a rencontré ces dernières semaines l'Union des Caisses d'Assurances Maladie (UNCAM), l'Union Nationale des Organismes d'Assurance Maladie Complémentaire (UNOCAM), le Ministère de la Santé et le Ministère de l'Artisanat ou encore les candidats à l'élection présidentielle.


Nous avons fait part de nos objections face à une mesure qui favorisera le développement de l'importation de prothèse dentaire. Nous avons proposé les solutions qui nous semblent répondre aux attentes des pouvoirs publics et de la population, sans creuser plus encore le déficit de la Sécurité sociale.


Le plafonnement des tarifs des prothèses dentaires ne peut faire partie des solutions appropriées en l'état actuel, à moins qu'il soit associé à des mesures impliquant les laboratoires de prothèse dentaire.

 

Nous devons dire NON au plafonnement !

 

L'UNPPD ne perd pas de vue que les syndicats de chirurgiens-dentistes et d'étudiants ont appelé les autres professions, assistantes, prothésistes et fournisseurs à les aider, mais ne les ont pas associés à l'organisation et aux communiqués de presse du mouvement du 3 mars.


C'est donc en toute liberté de paroles et d'actions que nous devons nous joindre à cette manifestation contre le plafonnement des tarifs de prothèses dentaires.

 

Soyons nombreux à Paris à proximité du Ministère de la Santé le 3 mars à 12h30
> CONTRE LE PLAFONNEMENT
> POUR LA PROTHÈSE DENTAIRE FRANÇAISE
> POUR UNE PROTHÈSE DENTAIRE DE QUALITÉ !

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

 

L'HEURE EST GRAVE

 

Après l'échec des négociations entre les syndicats dentaires et la Caisse d'Assurance maladie, nous nous dirigeons vers un règlement arbitral de la situation.

 

Par cette décision dogmatique et électoraliste, la Ministre de la Santé a décidé d'appliquer le plafonnement des tarifs de prothèses dentaires pour les chirurgiens-dentistes conventionnés.

 

> LES LABORATOIRES DE PROTHÈSE DENTAIRE seraient le dommage collatéral de ce plafonnement

.
> L'IMPORTATION DES PROTHÈSES DENTAIRES, pour ses prix bas, prendrait encore de l'ampleur.


> LA QUALITÉ DES FABRICATIONS serait reléguée au profit de la banalité, sous la pression tarifaire.


> L'ATTRACTIVITÉ DE LA PROFESSION, pour les jeunes entrants ou en cours de formation, serait inexistante.

 

Pour éviter cela, il nous faut lutter contre la décision de jugement arbitral aux côtés des chirurgiens-dentistes, des assistantes et des fournisseurs.


La manifestation du 3 mars prochain regroupera l'ensemble de la filière dentaire.


Nous devons nous joindre à cet événement pour affirmer notre présence indispensable dans l'écosystème dentaire français.


Un kit de manifestation vous parviendra prochainement !

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

Non a l'invisibilité, OUI A LA TRANSPARENCE !

 

 

Pourquoi le CHRU de Lille a-t-il combattu notre action, qui dévoilait leur connivence avec les entreprises d'importation ?
Parce que cette communication portait atteinte à leur image.
C'est un refus de transparence.

 

Les praticiens qui prétendent aimer leur prothésiste, qui disent ne pas vouloir travailler avec les importateurs ; ceux-là ne veulent surtout pas entendre parler de transparence ou seulement pour l'affichage, sans en apporter la preuve avec des déclarations de conformité renseignées justement en y ajoutant le prix du dispositif.

 

A l'heure où les négociations entre syndicats dentaires et la Caisse d'Assurance Maladie sont au point mort, nous proposons une voie en parfaite cohérence avec les demandes des chirurgiens-dentistes : conserver un réseau libéral de proximité, devenir de véritables soignants, travailler en coopération avec les professionnels de la filière dentaire pour un meilleur service aux patients.

 

La Caisse d'Assurance Maladie a proposé la revalorisation en engageant des centaines de millions d'euros, des sommes jamais atteintes pour d'autres professions.


Ceci n'a pas trouvé l'assentiment des syndicats dentaires parce qu'ils ont bien compris que le travail des soins conservateurs demandent beaucoup plus d'effort et de temps que de poser des prothèses avec les marges qu'elles procurent.

 

Les pouvoirs publics doivent comprendre qu'il faut en finir avec cette hypocrisie en matière de prothèse dentaire.

 

UNE VÉRITABLE TRANSPARENCE pour que les chirurgiens-dentistes et les prothésistes dentaires puissent avoir envers les patients des engagements sur la qualité de leur savoir-faire respectif.

 

Nous n'avons pas besoin de manifester avec ceux qui nous méprisent, devant une administration aux ordres du dogme politique d'une ministre dont la seul préoccupation est électoraliste.

 

Nous avons besoin d'être entendu par les politiques et les décideurs sur nos propositions.

 

Nous avons besoin de rencontrer les acteurs de la filière pour ensemble dessiner l'avenir de nos professions.

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

 

LETTRE OUVERTE À MME LA MINISTRE DE LA SANTÉ

 

 

«Madame la Ministre,


Les négociations conventionnelles entre l’Union des Caisses d’Assurance Maladie, les représentants des assurances maladie complémentaires et les représentants des chirurgiens-dentistes sont en cours déjà depuis plusieurs semaines.
Les représentants des prothésistes dentaires sont interdits de participer à ces négociations.


Vous avez dans une lettre de mission, encadré l’objectif en imposant un plafonnement du tarif des prothèses dentaires en échange d’une revalorisation des soins dentaires conservateurs.


Les premières propositions issues des négociations sont conformes à vos demandes : des plafonds pour les prix pratiqués par les chirurgiens-dentistes pour les prothèses dentaires et des tarifs de soins fortement revalorisés.


Seulement, Madame la Ministre, les chirurgiens-dentistes ne sont pas les fabricants de prothèse dentaire et les prothésistes dentaires seront le dommage collatéral de votre volonté de faire baisser le reste à charge du patient.

 

Pourtant, depuis de nombreuses années, les rapports rédigés par la Cour des Comptes, par l’IGAS, par les commissions parlementaires, préconisent tous une solution vraiment égalitaire au bénéfice des patients et des professions de la filière dentaire : la séparation de l’acte prothétique et la transparence tarifaire.


Même si les plafonds institués atteignent la moyenne des prix pratiqués par les chirurgiens-dentistes en France, l’impact sur les 3 800 laboratoires de prothèse dentaire et leurs 17 650 salariés ainsi que sur les distributeurs et fabricants de fournitures, sera désastreux. Des milliers d’emplois vont disparaître au profit des entreprises étrangères d’importation de prothèses dentaires.


De plus, les étudiants et apprentis en prothèse dentaire comprendront rapidement qu’ils doivent changer d’orientation quand vous destinez toute une profession, pourtant d’avenir et d’innovation, à ne faire en France que du low-cost et de la moindre qualité.


Des prothésistes dentaires et des chirurgiens-dentistes se sont formés, ont investi intellectuellement, matériellement et ont fait le choix délibéré, de faire des travaux de haute qualité. Ces professionnels doivent pouvoir continuer à proposer de tels dispositifs médicaux aux patients qui le souhaitent.


Au travers d’une Charte professionnelle contrôlée par un organisme officiel, qui garantirait à la fois, la transparence et l’affichage du prix d’achat du dispositif, pour information aux patients, permettrait d’autoriser certains dépassements d’honoraires aux praticiens.


Une telle disposition assurerait la pérennité des laboratoires de prothèse dentaire et des chirurgiens-dentistes, qui ont fait le choix du meilleur pour les patients, sans impacter les comptes de l’assurance maladie ou des complémentaires santés.


Croyant que vous saurez prendre les décisions nécessaires en faveur des professionnels fabriquant en France, je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma très haute considération.»

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

 

SAPIN DE NOËL DE LA SÉCU :
les dentistes ont les cadeaux,
les prothésistes ont les boules !

 

 

Le résultat des négociations conventionnelles, prévu le 27 janvier 2017 pour une application en 2018, ne s'annonce pas favorable pour notre profession.

 

Jusque là : pas de surprise ! Interdits de participer aux discussions, nous ne pouvions attendre des syndicats dentaires qu'ils défendent nos positions ou qu'ils informent, en toute transparence, les services de l'état et de l'assurance-maladie sur les prix d'achat des prothèses dentaires.

 

Souhaitons, comme lors de l'ADF 2014 avec la filière de la médecine bucco-dentaire, que chacun aura l'intelligence de choisir l'union pour revendiquer une solution équilibrée pour les patients, les praticiens, les prothésistes et les fournisseurs : séparer les honoraires de pose et le dispositif médical, en toute transparence dans une réelle coopération entre nos professions.

 

Nos rencontres récentes avec ces organismes nous ont permis de leur apporter notre point de vue, sans visiblement les convaincre des effets néfastes des mesures envisagées.

 

Bien loin des préoccupations des patients sur l'accès aux soins et de la qualité des services, les négociations ne sont que financières dans une démarche gagnant gagnant :
Gagnant pour les chirurgiens-dentistes qui verront les tarifs des soins conservateurs revalorisés ainsi que les tarifs CMU.
Gagnant pour la sécurité sociale qui continuera son désengagement dans la prise en charge des prothèses dentaires.

 

Mutuelles et assurances complémentaires de leur côté, ne craignent rien puisqu'elles continueront à équilibrer leur compte sur le dos des cotisants, pour mieux sponsoriser de grandes courses de voile ou de cyclisme.

 

Plafonner le tarif des prothèses dentaires, c'est obliger le chirurgien-dentiste à pratiquer d'un côté des prix plus bas qu'auparavant et de l'autre, plus de soins pour garder le même niveau de revenus. Cela veut certainement dire, pour la plupart des chirurgiens dentistes travailler plus, car même revalorisés, les honoraires des soins seront toujours loin d'égaler ceux perçus par la pose de prothèses.

 

Les vrais perdants seront bien les prothésiste dentaires. La pression tarifaire déjà à la limite du supportable, ne fera que s'accentuer. L'importation de prothèse dentaire en France va trouver un nouvel essor pour satisfaire les chirurgiens-dentistes à la recherche de prix bas.

 

Les services de l'assurance-maladie devront ajouter une colonne supplémentaire à leur tableau : celle de la baisse des cotisations maladie provoquée par les milliers d'emplois qui seraient supprimés en France dans les laboratoires de prothèse dentaire.

 

 

Il est vrai que ce montant sera toujours très loin d'atteindre les 173 millions d'euros gagnés par les chirurgiens-dentistes même si les 18 000 salariés des laboratoires de prothèse dentaire venaient à disparaître.

 

 

Il est loin le temps où, à l'ADF 2014, la filière de la médecine bucco-dentaire voulait parler d'une seule voix. Aujourd'hui, avec la division voulue par les pouvoirs publics, c'est un syndicat de chirurgiens-dentistes qui signera dans la précipitation, un accord conventionnel qui impactera l'ensemble du secteur dentaire.

 

Ou bien, chacun aura l'intelligence de choisir l'union pour revendiquer une solution équilibrée pour les patients, les praticiens, les prothésistes et les fournisseurs : séparer les honoraires de pose et le dispositif médical, en toute transparence dans une réelle coopération entre nos professions.

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 10 OCTOBRE 2016

ALERTE SANTÉ
Information du patient sur l’origine de fabrication
des prothèses dentaires

 

Les prothésistes dentaires français dénoncent l’absence d’information donnée aux patients sur l’origine de fabrication des couronnes et bridges posés dans certains centres hospitaliers ou centres de santé municipaux, ainsi que dans beaucoup de cabinets dentaires privés.

 

 

La législation impose pourtant la remise de cette information, mais cette loi n’est pas respectée par les chirurgiens-dentistes et les établissements de santé.

 

Les patients ont le droit de savoir où sont fabriquées leurs prothèses dentaires.

 

Les patients du CHRU de Lille ou du Centre Municipal de Santé de Fontenay-aux-Roses, sauront maintenant que les couronnes qui leur sont posées proviennent d’Asie.

 

La gestion, essentiellement financière de la santé, que nous imposent les élus et les décideurs, aboutit à préférer le prix bas à la bonne santé des patients.

 

Selon les exigences de la Ministre de la Santé, d’équilibrer les comptes de la sécurité sociale en abaissant les tarifs pratiqués par les praticiens, les négociations conventionnelles en cours sur les tarifs de remboursement des soins prothétiques, conduiront au développement de l’importation de prothèses dentaires au détriment des laboratoires fabriquant en France.

 

Les prothésistes dentaires français exigent le respect de l’information sur l’origine de fabrication et sur le prix d'achat de la prothèse dentaire, dissocié du coût des honoraires du praticien.

 

Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21 SEPTEMBRE 2016

PROTHÈSES DENTAIRES :
Un nouveau rapport qui dénonce.
Des pouvoirs publics qui renoncent !

 

 

Encore un rapport de la Cour des Comptes (à lire içi) qui dénonce le manque de transparence des prix et le renoncement des patients aux soins en matière de prothèses dentaires.

Et encore un refus du Ministère de la Santé et de l'UNCAM (Union Nationale des Caisses d'Assurances Maladie) de prendre en compte ce rapport.


Des pouvoirs publics qui préfèrent le "statu quo" et la persistance de la connivence entre financeurs et chirurgiens-dentistes, laissant peser sur les patients une surfacturation inacceptable.

 

Des organismes qui refusent aux prothésistes dentaires de participer aux négociations des tarifs des actes prothétiques alors qu'ils en sont les fabricants, certainement pour cacher la vérité sur les prix d'achat des prothèses dentaires : 120 Euros pour une couronne céramique fabriquée en France, 50 Euros fabriquée en Chine et 10 Euros si elle est fabriquée au cabinet dentaire !

 

La population et les patients devront continuer à payer au travers des charges sociales ou autre CSG, des cotisations de mutuelles complémentaires (obligatoires maintenant !). Ils devront continuer à supporter un reste à charge inacceptable, pour être moins bien soignés et se voir poser des prothèses de mauvaise qualité.

 

La négociation conventionnelle qui s'ouvre le 22 septembre prochain doit, en effet, être l'occasion de refonder le système !
Une coopération accrue entre prothésistes dentaires et chirurgiens-dentistes
est nécessaire, avec une transparence effective sur la provenance et sur le prix réel des prothèses dentaires.

 

La santé et la sécurité des patients peuvent être garanties par la promotion d'une prothèse dentaire française de qualité.

 

Le patient doit payer le vrai coût et les financeurs prendre en charge à un niveau acceptable.

 

HALTE À LA MARCHANDISATION DE LA PROTHÈSE DENTAIRE !

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 15 JUIN 2016

LE MAIRE DE FONTENAY-AUX-ROSES CHOISIT
DES PROTHÈSES DENTAIRES CHINOISES
POUR LES HABITANTS DE SA VILLE

 

L'UNPPD n'a eu de cesse de dénoncer le développement des entreprises d'importation de prothèses dentaires. Nous nous heurtons depuis des années à l'indifférence générale. Les revues de syndicat dentaire et les magazines destinés aux chirurgiens-dentistes font la publicité, voire l'apologie de la prothèse d'importation (lire le supplément du dernier numéro de l'indépendentaire) en mettant en avant le seul avantage : le prix.

 

 

Le Maire de Fontenay-aux-Roses a décidé d'attribuer le marché de fabrication de prothèse dentaire de son centre de santé municipal, à un laboratoire d'importation, Labocast pour ne pas le citer.

Bien sûr, on nous rétorquera que les règles des marchés publics ont été scrupuleusement respectées. Mais où est l'éthique que devrait suivre un élu territorial, lui même issu du corps médical (chirurgien) et membre de la commission du développement économique de son Conseil Départemental.

 

Une fois encore la démonstration est faite de la marchandisation de la médecine et de la dentisterie et de l'instauration d'une médecine à 2 vitesses.

 

Le laboratoire de proximité qui travaillait pour ce centre de santé depuis des années, va sans doute devoir licencier 2 collaborateurs.

 

Monsieur Laurent Vastel, Maire de Fontenay-aux-Roses, aurait certainement pu mesurer plus profondément les conséquences de son choix sur l'économie globale de sa ville, de son département ou de sa région. Il est affligeant de constater que ce sont les mêmes élus qui d'un côté prétendent travailler au développement économique d'un territoire, et de l'autre vont choisir de délocaliser des productions.

 

Les quelques centaines d'euros économisées vont avoir bien plus de conséquences sociales et financières pour la communauté territoriale. Aucune cotisation sociale ne sera collectée sur le travail des ouvriers chinois. Aucun impôt ni taxe, ne viendra abondé les caisses des collectivités locales ou de l'État. Les conséquences sociales pour des techniciens qualifiés qui connaîtront les affres de Pôle Emploi, seront supportées par l'ensemble de la population active française.

 

Si encore cette décision profitait aux habitants de Fontenay-aux-Roses ! Non !

 

Je doute que les tarifs proposés par le centre de santé pour les prothèses dentaires diminuent, tant le prix d'achat est éloigné du prix de vente du praticien.

 

Devons-nous nous résigner devant les effets de la mondialisation qui, pour ce qui est de la dentisterie, est bien plus de l'opportunisme mercantile ?

 

Ce ne sera pas le cas de l'UNPPD qui usera de tous les moyens juridiques et médiatiques pour assurer la pérennité des laboratoires de prothèse dentaire de proximité et pour assurer aux patients un accès à des prothèses dentaires de qualité française.

 

 

Laurent MUNEROT

Président de l'UNPPD

 

 

 

QUALIFICATION ET ACCÈS PARTIEL AUX ACTIVITÉS
OU «QUAND ON RÉCOLTE CE QU’ON A SEMÉ» 

 

Les syndicats dentaires s’inquiètent de l’avenir de la profession de chirurgien-dentiste en découvrant les textes européens et les propositions de transposition en droit français, concernant l’accès partiel à une partie de leur activité pour les hygiénistes dentaires et les denturologues.
Ceux-là même ne se sont pas inquiétés de favoriser la prothèse d’importation ou la CFAO direct au cabinet, au détriment de la profession de prothésiste dentaire.

 


Les syndicats dentaires ont toujours ignoré les propositions de l’UNPPD pour reconnaitre la profession de prothésiste dentaire ou l’excellence de la fabrication française. Nos propositions de Charte qualité commune ou de contrat de collaboration, nos propositions de faire parler la filière dentaire d’une seule voix, nos engagements pour la revalorisation des soins dentaires, n’ont jamais trouvé d’écho favorable. Bien au contraire, chaque occasion était prise de rabaisser notre métier à celui de «vulgaire sous-traitant».

 

Pourtant, au quotidien, c’est bien le prothésiste dentaire qui fait d’une prescription, une prothèse dentaire respectant les exigences d’un dispositif médical sur mesure et répondant aux attentes du patient, tant esthétiquement que fonctionnellement.

 

C’est bien le prothésiste dentaire qui, d’une empreinte classique ou numérique, analyse, conçoit et réalise en pensant avant tout au résultat dans la bouche d’un patient que pourtant il ne verra jamais.

 

Tous ceux qui l’ont pratiqué savent que la collaboration est le moyen de se rapprocher de l’excellence. En continuant de la refuser, les syndicats dentaires nous convainquent de faire d’autres choix pour notre profession.

 

En s’arrogeant le droit d’être à la fois prescripteur, fabriquant et même revendeur, au travers du devis indiquant un prix de vente, les chirurgiens-dentistes ont fait le choix de la marchandisation au détriment de la médecine buccale.

 

Il est grand temps que les autorités françaises et européennes redonnent à la population l’accès aux soins dentaires dont les besoins sont constamment mis en évidence par les rapports ou enquêtes.

 

L’UNPPD demande la reconnaissance de la profession de prothésiste dentaire avec l’exigence de qualification au niveau III, BTS/BTMS.

 

Les compétences acquises par les prothésistes dentaires pourraient également être mises au service d’une population de plus en plus éloignée de l’appareillage dentaires.

 

Laurent MUNEROT

Président de l'UNPPD

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 17 MAI 2016 

 

CE QUE VEULENT LES FRANÇAIS
EN MATIÈRE DE SOINS BUCCO-DENTAIRES

 

Selon un sondage de l'Institut Elabe, pour RMC découverte, les français sont très favorables à un plafonnement des tarifs des chirurgiens-dentistes.

 


Les français expriment ainsi leur avis sur les prix pratiqués en matière de prothèses dentaires.

 

Des prix jugés déjà exorbitants par nombre d'organisation, comme dernièrement par la Cour des Comptes dans son rapport qui sortira en septembre.

> Des prix qui empêchent bon nombre de citoyens français d'avoir accès à des prothèses dentaires ;

> Des prix qui incitent une partie des patients à se rendre à l'étranger pour se faire poser une prothèse dentaire ;

> Des prix pratiqués avec un total manque de transparence que l'UNPPD dénonce depuis des années ;

> Des prix pourtant acceptés et entretenus par les Caisses de Sécurité Sociale ;

> Des prix dont la fourniture du dispositif, la prothèse elle-même, ne représente que 17% , le reste relevant des honoraires du praticien !

 

Une couronne céramique coûte au chirurgien-dentiste en moyenne 120 Euros, si elle est fabriquée par un prothésiste dentaire qualifié en France et 45 Euros, si elle est fabriquée dans une “usine à dents” en Chine.

 

Les omniprésentes publicités des laboratoires de prothèse dentaire low-cost d'importation dans les revues des chirurgiens-dentistes, sont la triste conséquence de la création de la CMU et de l'instauration d'une médecine à deux vitesses.

 

Il est fort à parier que si un plafonnement du tarif des prothèses dentaires devait exister, les patients en seraient une fois de plus les grands perdants parce qu'ils retrouveraient dans leurs bouches des dispositifs venus d'Asie en dehors de toute conformité contrôlée, les praticiens maintenant leurs marges et leurs rémunérations.

 

La solution pour la sécurité et la santé des français, réside dans la séparation de l'acte prothétique et l'information rigoureuse des patients sur l'origine de fabrication des prothèses dentaires.

 

Laurent MUNEROT

Président de l'UNPPD

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 27 AVRIL 2016

 

TARIFS DES PROTHÈSES DENTAIRES,

LA CONNIVENCE ENFIN DÉNONCÉE !

 

Depuis bien des années l'UNPPD, Organisation représentative des prothésistes dentaires, dénonce le manque de transparence en matière de prothèses dentaires. Elle n'a jamais été entendue, pas plus des syndicats de chirurgiens-dentistes que des pouvoirs publics.

 

Que ce soit au moment des débats de la loi HPST, ou à la signature de la Convention CCAM, les autorités, Caisses d'Assurance Maladie en tête, ont toujours fait le choix de laisser aux patients un reste à charge exorbitant, pour le plus grand bien des “praticiens de l'art dentaire”.

 

Ceci a eu pour effet de faire exploser les importations de prothèses dentaires low-cost provenant de pays à bas coût de main d'œuvre.

 

Ce sont aujourd'hui les syndicats dentaires qui ont fait le lit de cette prothèse d'importation, à grand renfort de publicités dans leurs revues hebdomadaires, qui s'offusquent que la Cour des Comptes mettent en doute la transparence des coûts des soins bucco-dentaires.

 

Et pourtant ces mêmes syndicats dentaires ont toujours refusé les propositions de l'UNPPD, de reconnaître la Charte qualité CQ LAB et le label “Prothèse Dentaire Française”, qui permettraient aux patients de s'assurer de la qualité et de l'origine des prothèses dentaires.

 

Ces syndicats de chirurgiens-dentistes ont préféré conforter leurs marges, déjà avantageuses, au détriment de l'accès aux soins de la population.

 

Les syndicats dentaires, tout comme l'UNCAM, refusaient encore récemment lors du Grenelle de la Santé Bucco-dentaire, que notre organisation représentative des prothésistes dentaires fasse partie des discussions conventionnelles notamment pour le prix des prothèses dentaires.

 

Déjà en Août 2015, un rapport de la DGCCRF démontrait que le devis obligatoire, pourtant institué par les syndicats dentaires eux-mêmes, n'était pas respecté, pas plus que la remise obligatoire du certificat de conformité comportant l'origine de la fabrication du dispositif médical sur mesure.

 

Les chirurgiens-dentistes restent les seuls acteurs de profession médicale où la dissociation de l'acte prothétique n'existe pas.

 

Un chirurgien orthopédique ne vend pas de prothèses orthopédiques, un médecin ne vend pas de médicaments, un ophtalmologue ne vend pas de lunettes, même quand la prescription et la pose du dispositif médical lui incombe.

 

La solution pour que le plus grand nombre ait accès aux soins et à des prothèses dentaires de qualité n'est sans doute pas non plus le développement plus large des réseaux de soins. En effet, sous couvert de faire baisser les prix, ces réseaux font payer aux assurés sociaux, des soins de mauvaise qualité en obligeant les chirurgiens-dentistes à acheter des prothèses d'importation.

 

Il existe des solutions qui pourraient répondre aux attentes des assurés en matière d'accès à des prothèses dentaires de qualité à des tarifs accessibles à tous. L'UNPPD est prête à travailler avec les acteurs du financement des soins et de la filière dentaire mais uniquement dans le sens de la santé et de la sécurité de la population.


Laurent MUNEROT
Président de l'UNPPD

 

 

 

 

 

 

 

 

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