Combattre les risques à la source

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Après les deux premier principes, éviter et évaluer les risques, évoqués dans les derniers numéros de PDF Actualité, COMBATTRE LES RISQUES A LA SOURCE est le troisième des neuf principes généraux de prévention.

Combattre le risque chimique à la source

C’est installer une aspiration à la cheville pour que les particules fines et délétères de métal et de revêtement(1) soient captées dès leur émission et avant qu’elles ne soient inhalées par l’opérateur et diffusées au sein du laboratoire.

C’est également utiliser le godet de méthacrylate(2) sous une cloche aspirante afin que les gaz soient évacués avant qu’ils n’atteignent les voies respiratoires de l’opérateur et se répandent dans les
locaux.
C’est aussi tirer parti d’un box de grattage pour effectuer les travaux sur le métal, sur les moulages en revêtement ou en plâtre. Toutes les particules dangereuses arrachées par l’outillage sont confinées dans le box et évacuées par l’aspiration puis rejetées à l’extérieur. Elles ne sont donc pas inhalées par l’opérateur ou dispersées dans la pièce.

Enfin, c’est placer les imprimantes 3D qui utilisent des résines liquides irritantes, allergisantes ou nocives (voir la FdS(3)) sous des hottes ou dans des locaux fermés, biens ventilés et dédiés.

Pour compléter, combattre le risque chimique à la source c’est utiliser un aspirateur professionnel, donc étanche, doté de filtres spécifiques pour la silices (type HEPA 13 ou 14, ou filtration absolue) pour effectuer le ménage dans le laboratoire. Ainsi, les particules fines sont emprisonnées par les filtres et non pas rejetées à l’arrière du matériel comme le fait un aspirateur grand public.

Combattre le risque biologique à la source

C’est pulvériser systématiquement les empreintes ou les prothèses à réparer à l’aide d’un produit biocide adapté dès leur arrivée au sein du laboratoire. Les germes sont ainsi éliminés avant leur dissémination sur les plans de travail.

C’est également, en période de COVID 19, limiter l’accès au laboratoire au personnel essentiel afin de diminuer le nombre de contaminateurs potentiels, car il ne faut pas oublier que des personnes asymptomatiques peuvent être contaminantes pendant quelques jours.

Combattre le bruit à la source

C’est acheter l’outillage ou le matériel le moins bruyant et installer le compresseur à l’extérieur du laboratoire afin que dès l’émission, le bruit soit le plus faible possible. C’est également, rassembler les machines bruyantes au sein d’un local fermé et dans lequel les opérateurs se succèdent sans créer de gêne auditive pour le reste du personnel.

Combattre le risque de chute à la source

C’est installer son laboratoire dans des locaux de plain-pied, sans marches ni escalier pour minimiser le risque de chutes et nettoyer régulièrement avec un produit adapté le sol situé au pied des postes de travail qui utilisent beaucoup de résines (orthodontie par exemple).

Combattre les TMS(4) à la source

C’est encore mettre le bac de décantation dans l’évier plutôt que sous l’évier afin que l’opérateur le vide et le manipule sans flexion extrême du rachis. C’est aussi choisir des conditionnements en sacs ou seaux de 10kg au maximum.

Combattre le risque incendie-explosion à la source

C’est retirer l’alimentation en gaz du laboratoire et la remplacer par l’électricité.

Combattre le risque routier à la source

C’est doter le coursier d’un véhicule adapté à la circulation, régulièrement entretenu et récent. C’est bannir les appels téléphoniques pendant la conduite, éviter l’utilisation d’un deux roues et travailler en journée.
Le fait de combattre les risques à la source, évite des situations qui peuvent s’avérer dangereuses, qui sont parfois couteuses en mesures de prévention et dont la gestion est souvent hasardeuse.

Le prochain article sera consacré au quatrième principe de prévention : ADAPTER LE TRAVAIL A L’HOMME car trop souvent c’est l’inverse qui se produit et ce faisant l’homme en question entame progressivement et de façon irréversible son capital santé.

Article rédigé par Michel Chaix – IPRP

Last modified: 9 décembre 2020