Un éditorial du 22 décembre 2025, publié par le syndicat de chirurgiens dentistes, l’Union Dentaire, est intitulé : « La fin de la prothèse française ? »
Nous ne pouvons qu’adhérer aux remarques et aux inquiétudes développées par le signataire de cet article.
Il incrimine à juste titre les centres dentaires commerciaux ainsi que les mutuelles VYV et Harmonie Mutuelle. Il s’inquiète de « l’argent public gaspillé à former des jeunes (prothésistes) qui ne trouveront aucun débouché en France ».
Au-delà du simple questionnement ou de l’inquiétude, personnellement, en tant que président de l’UNPPD, je m’insurge contre l’argent public de la Sécurité sociale dépensé au profit de laboratoires chinois.
Je m’insurge également contre le fait que ce soient des praticiens libéraux qui alimentent de plein gré le chiffre d’affaires des entreprises d’importation de prothèses dentaires, alors que bientôt près de 50 % des prothèses dentaires importées seront posées dans la bouche des patients français.
Au-delà de « l’indigence des tarifs de soins opposables », il faudrait expliquer aux patients que, dans les plus de 500 € payés pour une demi-heure passée sur le fauteuil, la couronne n’a coûté qu’une poignée d’euros au praticien.
Nous rejoignons l’auteur de cet article dans sa conclusion :
« Il est temps que les chirurgiens-dentistes s’intéressent à cette future perte de savoir-faire… »
en rejoignant le mouvement :
« Je choisis le Sourire Made in France ».
Laurent Munerot,
Président de l’UNPPD
Last modified: 2 mars 2026



