L’express du TNS, par Mathieu SOMBÉ
En tant que dirigeant, vous avez forcément entendu parler des dividendes, si ce n’est déjà l’un des éléments récurrents de vos revenus.
Cet article servira pour certains de rappel, pour d’autres comme source utile de connaissances sur le sujet.
Le dividende est la rémunération du capital.
Cela veut dire, qu’en étant propriétaire de parts d’une entreprise (ou de plusieurs), vous pouvez en percevoir les fruits, c’est-à- dire recevoir des intérêts appelés dividendes.
C’est la rémunération du risque puisque le possesseur de part accepte d’apporter des moyens à l’entreprise en échange de la possibilité d’en être propriétaire.
Ces moyens sont souvent financiers mais peuvent être matériels (locaux, machines) ou immatériels (brevet, code source etc…).
Ce type de rémunération est imposé soit à la Flat Tax de 30% ou à l’Impôt sur le revenu + prélèvements sociaux.
Une fois perçus, plusieurs choix d’utilisations s’offrent à vous :
1/ Les dépenser
Intégralement. Oui, c’est la réponse la plus facile.
2/ Les épargner
Solution évidente également mais que l’on peut préciser : investir ou placer. Placer pour les conserver de côté au cas où, les investir pour que le travail des fonds continue. Dans ce cas précis, cela peut être une véritable arme patrimoniale, notamment pour préparer votre retraite.
3/ Protéger votre famille, votre entreprise, vos revenus
Cela n’apparaît pas de manière évidente mais les dividendes peuvent servir à cela. C’est un accompagnement courant des dirigeants qui se fait au sein de mon cabinet m’est qui est peu connu de ceux-ci.
Bref, il y a de nombreuses astuces pour les utiliser à court, moyen et long terme. C’est parfois simple comme un calcul à faire.
Mais attention à une utilisation couramment faite : prendre des dividendes à la place de la rémunération du travail, notamment par rapport au faible coût des charges globales que l’on peut avoir.
Les dividendes ne vous donnent aucun droit supplémentaire à la retraite ou en cas d’arrêt de travail. C’est bien la rémunération du travail qui le fait via les charges sociales.
Également, en cas d’arrêt de travail, mettre le dirigeant sur un contrat collectif exclu de facto les dividendes avec lesquels il se rémunère car ils ne sont pas couverts par un contrat collectif.
Attention donc !
Je peux vous citer l’exemple de Gilles (nom changé) qui se rémunérait 9000 euros par mois, du moins son équivalent en dividendes annuels. Lors de sa retraite, il n’a perçu que 900 euros par mois, n’ayant pas été conseiller sur l’utilisation de ses revenus.
Autre exemple, Micheline (nom changé) se rémunérait 3000 euros par mois, soit 100 euros par jours. En cas d’arrêt de travail, c’est un contrat collectif qui lui fut conseillé pour la couvrir, en même temps que ses salariés, pour une question de prix… Or, la moitié de son revenu était issu de dividendes. Lors de son arrêt de travail, elle reçue 75% de son brut soit 1 120 € nets/ mois. Son arrêt a duré 6 mois cumulés. Comment maintenir son niveau de vie avec autant de perte de revenu ?
Tout en vous concentrant sur votre activité vous avez le droit de vous entourer d’un conseiller pour ne pas vous occuper de tout, surtout lorsque la règlementation peut changer très régulièrement sur quelques années… ou quelques mois.
Contactez-nous pour vous faire conseiller.

Article de Mathieu SOMBÉ, Cabinet Mathieu SOMBÉ, Prévoyance, Retraite et Gestion Patrimoniale (agencea2p. mathieu.sombe@axa.fr).
Mathieu et ses associés accompagnent les dirigeants sur la protection de l’entreprise et du patrimoine via la prévoyance et la santé, la préparation de la retraite, l’optimisation du statut et la gestion et la transmission du patrimoine.
www.linkedin.com/in/mathieu-sombe-51b03a157
Article rédigé intégralement sans IA
Last modified: 24 juillet 2025


