Prothèse dentaire : un sujet de préoccupation pour Agnès Buzyn

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Le 11 janvier dernier, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé était l’invitée exceptionnelle de la rédaction du quotidien Midi Libre pour le lancement du Lab Santé, un club de partenaires pour imaginer la santé de demain.

La ministre des solidarités et de la Santé a participé au lancement de cette première rencontre en présence de plus de 80 personnalités issues du monde de la santé ont pu lui poser des questions directement.

Parmi lesquels, M. Michel Bastide, Maitre artisan prothésiste dentaire qui a pu interpeller la ministre sur l’absence de reconnaissance de la qualité des prothèses dentaires par la nouvelle Convention dentaire et les risques d’importation massive de dispositifs de qualité
difficilement contrôlable. Agnès Buzyn a répondu de manière claire et directe :

C’est un sujet de préoccupation pour moi.

Dans cette chaîne de production des prothèses dentaires, les prothésistes ont un rôle essentiel.

On voit bien aujourd’hui l’arrivée sur le marché d’un certain nombre de prothèses de très mauvaise qualité ou dont on ne connait pas la qualité des composants et qui arrivent de Chine ou d’ailleurs et qui mettent en très grande difficultés des entreprises françaises de qualité.

J’ai un travail approfondi à mener avec l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), l’instance de régulation de ces produits – pour savoir comment on définit la qualité et comment on valorise le savoir-faire français.

Dans le 100% Santé, on s’est beaucoup intéressé au coût des prothèses sans regarder jusqu’au bout ce qu’il y avait derrière.

Mon cabinet va retravailler la question. Je ne veux pas que le 100% Santé impose des prix de production qui valorisent des malfaçons.

C’est clair

L’UNPPD dans un courrier adressé à la Ministre n’a pas manqué de lui rappeler que les emplois des 18 100 prothésistes dentaires de France et la pérennité des 3 600 laboratoires de prothèse dentaire sont mis en péril avant même que les mesures de la Convention dentaire ne soient applicables, du fait de la pression tarifaire subit par les entreprises et de leur impossibilité à être concurrentielles par rapport aux prix pratiqués par les entreprises d’importation fabriquant dans des pays à bas coût de main d’œuvre. Le cadre conventionnel entre les chirurgiens-dentistes et l’Assurance Maladie ne permet pas aux fabricants de prothèse dentaire de faire entendre leur voix pour assurer aux patients l’accès à des dispositifs médicaux de qualité. Seule une réglementation adéquate pourrait permettre de garantir des prothèses dentaires remplissant les critères esthétiques et thérapeutiques que vous voulez proposer avec le 100 % Santé.

Last modified: 14 février 2019